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15/05/2012 10:40

Se faire circoncire ou pas: au Botswana, les hommes hésitent malgré le sida

Se faire circoncire ou pas, c'est une question qui tourmente de nombreux hommes au Botswana, où le gouvernement tente de les convaincre d'accepter cette opération recommandée pour lutter contre les ravages du sida. Le Botswana, pays peu peuplé de 2 millions d'habitants et relativement prospère, est comme toute l'Afrique australe particulièrement touché par la pandémie, avec un adulte séropositif sur quatre. Depuis trois ans, le gouvernement fait campagne pour la circoncision suivant les recommandations de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), dont les études montrent qu'elle n'immunise évidemment pas contre le virus, mais réduit de 60% les risques de transmission hétérosexuelle. L'opération est gratuite, des publicités s'affichent partout, et une vedette locale de variétés a même composé une chanson à la gloire de la circoncision







3ème édition de la Kersivac: le lancement a eu lieu malgré les inquiétudes

La troisième édition de la kermesse sida vacances (Kersivac) a démarrée le 31 Aout à Brazzaville, dans le deuxième arrondissement, Bacongo, en dépit des inquiétudes sur son organisation.



3ème édition de la Kersivac: le lancement a eu lieu malgré les inquiétudes
La kermesse qui se poursuit jusqu’au11 septembre 2010 a en effet connu un léger retard, laissant planer des incertitudes au comité d’organisation du fait de la rentrée scolaire qui pointe à l’horizon et quelques soucis de financement par les partenaires.

Tout compte fait, l’école Nkéoua Joseph, le site choisi à la dernière minute pour cette troisième édition, a bien accueilli la foire destinée à informer, éduquer sur le VIH et le Sida tout en offrant des opérations gratuites de dépistage volontaire et anonyme.

Entre une ou deux distractions grâce aux jeux installés sur le site, les personnes accourent vers les stands pour s’informer et recevoir des enseignements sur le VIH et le Sida. L’ambiance est plutôt chaleureuse, mais quelques visiteurs hésitent encore à se faire dépister. Sur le nombre de personnes qui se sont présentés en cinq jours, une quarantaine seulement de femmes et parfois moins encore qui font la démarche.

La plupart des femmes manifeste encore une peur de se faire dépister. Les hommes, eux, s’adonnent un peu plus souvent. « J’avais peur au départ. Je ne voulais même pas entendre le mot Sida. Mais un ami m’a motivé à le faire. J’ai maintenant pris conscience de la maladie maintenant que j’ai fais mon test », a confié un visiteur.

Animés par des nombreux animateurs, les stands attirent les jeunes petits et adultes. Chaque jour des prix sont réservés pour permettre à la population d’être fréquent à la kermesse. Les enfants gagnent des prix qui leur permettent d'acquérir des lots, un concours de danse et diverses loteries sur les questions liés au VIH et sida.

Le but de la kermesse, est non seulement de combattre l’oisiveté des jeunes en période de vacances scolaires, mais surtout de leur apporter une éducation conséquente sur la problématique du VIH et sida et les IST en vue de la réduction des comportements à risque.

Pour informer et sensibiliser des animateurs ont renforcé les capacités à quelques jours du lancement. Au total 47 animateurs sont mobilisés afin d’atteindre le résultat attendu. L’objectif visé est de sensibiliser et amener la population à se rendre sur le site. A ce jour, les organiseurs affirment que tout se déroule bien.

La kersivac est une activité qu’organise le SEP/CNLS en partenariat avec le ministère de la jeunesse. En dehors de la capitale, cette kermesse prendra de l’envergure dans tous les départements du pays d’ici l’année prochaine.

Samedi 4 Septembre 2010 - 15:32
Esmira Nganga