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18/01/2012 15:27

Los Angeles impose le préservatif sur les tournages de films pornos

La ville de Los Angeles a adopté mardi un texte imposant le port obligatoire du préservatif sur les tournages de films pornographiques. Elle devient ainsi la première ville américaine à légiférer sur le sujet. Le texte a été voté par 11 voix contre une, et doit faire l'objet, dans les prochains jours, d'une second vote à la majorité simple - qui semble acquis - pour être définitivement adopté. La ville a ainsi pris les devants, après que l'association AIDS Healthcare Foundation (AHF) eut annoncé en fin d'année dernière avoir réuni les signatures nécessaires pour soumettre à référendum, en juin prochain, un texte imposant le port du préservatif dans l'industrie pornographique. L'organisation d'un tel referendum aurait coûté à ses organisateurs quelque 4 millions de dollars.








4,1 % des femmes sont séropositives au Congo

D’après les résultats préliminaires de l’enquête de Séroprévalence et sur les Indicateurs du Sida (ESISC-1), réalisée chez les femmes et les hommes de 15-49 ans, la prévalence globale (sexes confondus) au niveau national est de 3,2 % avec de fortes variations des taux de prévalence selon les départements. La prévalence est environ deux fois plus élevée chez les femmes que chez les hommes : 4,1 % des femmes sont séropositives, contre 2,1 % des hommes. Les résultats préliminaires de cette enquête ont été rendus publics le 16 septembre à Brazzaville.



4,1 % des femmes sont séropositives au Congo
Cette enquête a été menée dans les 12 départements du pays, sur un échantillon national de 7 159 ménages sélectionnés. Elle a concerné les femmes et les hommes de 15-49 ans selon certaines caractéristiques sociodémographiques, comme l’âge, l’état matrimonial, le milieu et le département de résidence et le niveau d’instruction.

L’enquête révèle que la prévalence globale (sexes confondus) se situe légèrement en dessous de 2 % dans les départements de la Cuvette-Ouest (1,5 %), de la Cuvette (1,7 %), du Pool (1,7 %) et de la Likouala (1,9 %). Elle est plus de deux fois plus élevée dans les départements de la Sangha (4,0 %), du Niari (4,4 %), de Pointe-Noire (4,6 %), et de la Lékoumou (4,8 %). Du point de vue du niveau d’instruction, on constate chez les femmes des écarts importants de prévalence entre celles sans instruction (3,6 %) ou celles ayant un niveau primaire (3,5 %) et celles ayant atteint le niveau secondaire, en particulier celles de niveau secondaire ou plus (5,3 %). Chez les hommes, on ne constate pas d’écarts aussi importants mais, globalement, ceux ayant fréquenté l’école ont des taux de prévalence nettement plus élevés (1,7 % et plus) que les hommes sans instruction (1,1 %).

Cette enquête a été réalisée par le Centre National de la Statistique et des Études Économiques (CNSEE) en collaboration avec le Laboratoire National de Santé Publique (LNSP), qui s’est chargé de l’analyse des prélèvements sanguins pour l’estimation de la prévalence du VIH. ICF Macro, qui a la charge au niveau international du programme Demographic and Health Surveys (DHS), a quant à lui fourni son assistance technique pour la réalisation de cette enquête.

La prévalence du VIH est légèrement plus élevée en milieu urbain (3,3 %) qu’en milieu rural (2,8 %). Il convient de noter que si la proportion de femmes séropositives est plus élevée en urbain qu’en rural (4,6 % contre 3,3 %), chez les hommes, la prévalence est légèrement plus élevée en rural qu’en urbain (2,3 % contre 1,9 %). L’enquête montre que chez les femmes, la prévalence augmente rapidement avec l’âge, d’un minimum de 1,9 % à 15-19 ans. Elle dépasse 5 % dès 25-29 ans et se maintient au-dessus de ce niveau à pratiquement tous les âges jusqu’à 45-49 ans. Chez les hommes, à tous les âges jusqu’à 40-44 ans, les taux de prévalence sont plus faibles que ceux des femmes : à 15-19 ans, 0,8 % des hommes séropositifs (contre 1,9 % des femmes), puis le taux augmente beaucoup plus lentement que chez les femmes pour atteindre son maximum à 40-44 ans (5,7 %).

4,1 % des femmes sont séropositives au Congo
L’enquête fait remarquer aussi que la quasi-totalité des femmes et des hommes de 15-49 ans ont déjà entendu parler du VIH/sida et cette proportion est élevée quelle que soit la catégorie sociodémographique. Tout au plus, il est à relever que parmi les femmes du milieu rural (95 %), celles sans instruction (93 %) et surtout parmi celles du département des Plateaux (71 %), la proportion de celles qui ont entendu parler de la maladie est plus faible qu’ailleurs (moyenne de 98 %). Chez les hommes, c’est parmi ceux sans instruction que la proportion de ceux qui ont entendu parler du sida est la plus faible (91 % pour une moyenne de 99 %).

Sur les connaissance des moyens de prévention du VIH, les résultats préliminaires montre que près de sept femmes sur dix (67 %) et 84 % d’hommes savent que l’utilisation du condom est un moyen de prévention contre la transmission du VIH. En outre, près des trois-quarts des femmes (73 %) et 86 % des hommes savent que la limitation des rapports sexuels à un seul partenaire non infecté est aussi un moyen d’éviter de contracter le VIH. Globalement, 58 % de femmes et une proportion beaucoup plus élevée d’hommes (77 %) connaissent ces deux moyens de prévention. « Par rapport à l’Enquête Démographique et de Santé, effectuée en 2005 (EDSC-I), on constate que la proportion de femmes qui connaissent ces deux moyens de prévention a légèrement diminué (65 % contre 58 %) ; par contre, chez les hommes, on ne note pas de changement (77 % dans les deux cas », a déclaré M. Bernard Barrère, Responsable du projet DHS.

55 % des femmes savent que le VIH peut être transmis en allaitant. En outre, 43 % des femmes savent qu’il est possible de réduire le risque de transmission du virus de la mère à l’enfant si la mère prend certains médicaments durant la grossesse. Globalement, seulement une femme sur trois connaît la possibilité de transmission maternelle et l’existence de médicaments qui peuvent réduire le risque de transmission maternelle (29 %). C’est parmi les femmes ayant un niveau secondaire second cycle ou plus que cette proportion est la plus élevée, tout en ne concernant qu’une femme sur deux (49 %). La proportion d’hommes qui connaissent le moyen de transmission par l’allaitement ainsi que l’existence de médicaments qui contribuent à diminuer le risque de transmission pendant la grossesse est quasi identique à celle observée chez les femmes (30 %). Parmi les hommes les plus instruits, cette proportion atteint 37 %.

L’enquête de Séroprévalence et sur les Indicateurs du Sida (ESISC-1),vise entre autres, à estimer la prévalence du VIH dans la population générale de 15-49 ans, non seulement au niveau national mais aussi à des niveaux plus fins de découpage géographiques comme les départements de résidence. Elle permet aussi de collecter des informations nécessaires au calcul des principaux indicateurs définis par l’ONUSIDA, l’OMS, UNGASS, le Fonds Mondial, et la Banque Mondiale dans le domaine du Suivi et Évaluation du VIH/sida, en particulier les indicateurs portant sur la connaissance du VIH/sida, la stigmatisation et les comportements sexuels.

Ces outils sont particulièrement importants pour assurer le suivi et l’évaluation des programmes en matière de prévention et d’information et pour mesurer les changements en matière de comportements sexuels et autres comportements susceptibles d’agir sur la prévention et la transmission du VIH. Ces informations sont par la suite utilisées pour analyser les niveaux de prévalence du VIH, ce qui permet de mieux comprendre les facteurs sociodémographiques, socio-économiques, culturels et comportementaux qui déterminent les niveaux de prévalence du VIH.

Vendredi 18 Septembre 2009 - 17:14
LM