La cérémonie d’ouverture, a connue la participation du Premier Ministre d’Ethiopie, Meles Zenawi, de l’Ex-Président Américain, Georges W. Bush, du Secrétaire Général de l’Onusida, Dr. Michel Sidibé, du Président de la Société Africaine Anti-Sida (SAA), Prof.Robert Soudré, le Président de l'ICASA 2011, Dr Yigeremu Abebe, le maire d'Addis Abeba, S.E. Ato Kuma Demekisa ainsi que d'autres officiels de haut rang, des chercheurs, des scientifiques, des personnes vivant avec le VIH et des leaders communautaires.
Dans leurs discours à la cérémonie d’ouverture, plusieurs personnalités ont insisté sur la part de responsabilité que les États africains avaient à prendre dans ce combat.
Meles Zenawi, Premier Ministre du pays, a parlé des succès enregistrés dans les réponses contre le VIH et le Sida en Afrique en raison de l’appui des partenaires internationaux. Il a encouragé les dirigeants africains à ne pas se satisfaire de la « lueur d'espoir », née de la réduction du taux de prévalence du sida sur le continent et à « relever le combat dans les années à venir ».
Le Directeur Exécutif de l’Onusida, Dr. Michel Sidibé, a pour sa part parlé d'une journée importante pour montrer que la solidarité globale peut donner des résultats. Il a appelé la foule à se souvenir des 24 millions d'africains morts à cause de l'épidémie ainsi qu'à célébrer les succès accomplis car le continent a su prouver que les programmes de prévention mis en place étaient efficaces. Il a insisté sur le fait que 2012 serait une année charnière dans la riposte au sida. Il a félicité les progrès récents réalisés dans la recherche scientifique et l'extension de l'accès au traitement anti-VIH, mais a également mis en garde contre la perte de terrain en raison de la crise financière mondiale.
« Nous avons été témoins de progrès sans précédent. Mais les événements actuels m'effraient. Nous devons continuer d'investir dans les régions où nous engendrons des résultats », a déclaré M. Sidibé.
« Mais pour déployer et faire durer les progrès réalisés, nous devons créer un nouveau cadre pour l'Afrique, basé sur l'appropriation du pays, la responsabilité partagée, la responsabilisation mutuelle et la justice sociale. Nous devons créer un nouveau cadre pour l'Afrique, basé sur l'appropriation du pays, la responsabilité partagée, la responsabilisation mutuelle et la justice sociale », a-t-il ajouté.
L'ancien président américain George W. Bush a souligné que le financement de la lutte contre le sida par les seuls pays développés ne suffirait pas, tout en exhortant les États-Unis à maintenir leur aide financière en dépit de la crise économique. Il a souligné également l'attachement de la population américaine aux projets de réponse au VIH/Sida en Afrique. Il s'est souvenu du contexte dans lequel il avait lancé le PEPFAR en 2003 et a dit qu'aujourd'hui encore, ce programme restait l'un des préférés des américains.
Le président Bush a félicité l'administration Obama pour son soutien continu à la riposte mondiale au sida. « Nous sommes en passe d'éradiquer le sida - mais ce n'est qu'un début. Il reste beaucoup à faire », a déclaré le président Bush.
« En une période de crise économique, le peuple américain pourrait être tenté de se désengager du rester du monde. Mais nous ne pouvons pas battre en retraite. Rien n'est plus important que de sauver une vie,» a-t-il renchéri
A la fin de son discours, il a reconnu que, malgré ces avancées et au vu de la situation économique mondiale, beaucoup d'efforts restaient à faire. Un prix a été décerné à M.Bush pour son soutien et apport dans la réponse au VIH/SIDA. A cette occasion, S.E. Dr Tedros Adhanom, Ministre Ethiopien de la Santé a exprimé sa reconnaissance à l'ancien président américain.