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15/05/2012 10:40

Se faire circoncire ou pas: au Botswana, les hommes hésitent malgré le sida

Se faire circoncire ou pas, c'est une question qui tourmente de nombreux hommes au Botswana, où le gouvernement tente de les convaincre d'accepter cette opération recommandée pour lutter contre les ravages du sida. Le Botswana, pays peu peuplé de 2 millions d'habitants et relativement prospère, est comme toute l'Afrique australe particulièrement touché par la pandémie, avec un adulte séropositif sur quatre. Depuis trois ans, le gouvernement fait campagne pour la circoncision suivant les recommandations de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), dont les études montrent qu'elle n'immunise évidemment pas contre le virus, mais réduit de 60% les risques de transmission hétérosexuelle. L'opération est gratuite, des publicités s'affichent partout, et une vedette locale de variétés a même composé une chanson à la gloire de la circoncision







Conclusions de la mission de supervision du PLVSS

Un atelier de restitution des conclusions des différentes missions de visite de terrain qui se sont déroulées du 04 au 07 juin, a été organisé le 8 juin 2011 à Brazzaville par le Secrétariat Exécutif Permanent du Conseil National de lutte contre le sida (SEP/CNLS). Ces missions ont été effectuées dans les cinq départements couverts par les financements de la Banque Mondiale à travers le projet de lutte contre le sida et de santé (PLVSS), à savoir : Brazzaville, Kouilou, Niari, Lékoumou et Sangha.



Conclusions de la mission de supervision du PLVSS
L’objectif de ces missions a été de faire le point sur l’état d’avancement du PLVSS depuis la mise en vigueur de l’accord de financement additionnel, en janvier 2010. Il s’est agi également de passer en revue, les forces, les faiblesses et les contraintes liées à la mise en œuvre du projet et d’envisager les solutions pour améliorer les résultats.

Au cours de cet atelier de restitution, les participants ont suivi les exposés sur les cinq (05) départements couverts par le PLVSS. Quelques progrès ont été réalisés, bien que les faiblesses demeurent dans l’ensemble innombrables.

Les visites de terrain ont permis de relever outre les points forts, le manque de données de séroprévalence chez les hommes ayant les rapports sexuel avec les hommes ainsi que chez les professionnels du sexe, les ruptures des médicaments parfois répétées, pour le traitement des IST au cours l’année 2010, l’absence ou l’inexistence des fiches de gestion de stock de médicaments, le doute sur la confidentialité des résultats du dépistage du VIH par la population, la rupture des ARV protocole 2ème ligne, la notification de cas croissants de résistance des ARV 1ère ligne, la recrudescence de la stigmatisation et de la discrimination des PVVIH, l’absence de formation sur la prise en charge psychosociale.

Faisant suite à ce constat, les participants à l’atelier de restitution des conclusions ont formulés plusieurs recommandations, d’abord a l’endroit du SEP/CNLS pour diligenter les décaissements en faveur des agences d’exécution, ensuite aux structures de mise en œuvre, pour leur obliger l’obtention par écrit l’accord du SEP/CNLS avant de préfinancer leurs activités et enfin au ministère de la santé, pour négocier avec la fondation ENI sur le transférer des compétences effectives dans le cadre des activités de biologie moléculaire, pour étudier les possibilités d’encourager le personnel de santé impliqué dans les activités VIH/sida, pour déconcentrer la prise en charge des PVVIH selon l’approche PCIMAA, et enfin repenser la stratégie des commandes à la COMEG pour éviter les ruptures des médicaments et des réactifs.

En rappel, depuis 2004 la Banque Mondiale apporte son appui financier au Congo à travers le PLVSS pour un montant initial de 19 millions de dollars. L’évaluation du PLVSS couvrant la période 2004 à 2009 a été jugée satisfaisante. Dans la prolongation de sa mise en vigueur à partir de janvier 2010 jusqu’à ce jour, le projet a connu un an et demi d’exécution théorique compte tenu de la clôture du projet en juin 2012.

La prochaine mission de supervision est prévue en novembre 2011.

Jeudi 9 Juin 2011 - 11:58
Esmira Nganga