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15/05/2012 10:40

Se faire circoncire ou pas: au Botswana, les hommes hésitent malgré le sida

Se faire circoncire ou pas, c'est une question qui tourmente de nombreux hommes au Botswana, où le gouvernement tente de les convaincre d'accepter cette opération recommandée pour lutter contre les ravages du sida. Le Botswana, pays peu peuplé de 2 millions d'habitants et relativement prospère, est comme toute l'Afrique australe particulièrement touché par la pandémie, avec un adulte séropositif sur quatre. Depuis trois ans, le gouvernement fait campagne pour la circoncision suivant les recommandations de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), dont les études montrent qu'elle n'immunise évidemment pas contre le virus, mais réduit de 60% les risques de transmission hétérosexuelle. L'opération est gratuite, des publicités s'affichent partout, et une vedette locale de variétés a même composé une chanson à la gloire de la circoncision







L’initiative de l’UMODEV salué par le Fonds mondial : Engouement des étudiants au dépistage du VIH/SIDA

L’Unité Mobile de Dépistage Volontaire du VIH (UMODEV) déployée à la Faculté de Lettre et des sciences humaines a été appréciée par le fonds mondial en marge des visites faite par le directeur exécutif, Pr Michel KAZATCHKINE.



L’initiative de l’UMODEV salué par le Fonds mondial : Engouement des étudiants au dépistage du VIH/SIDA
Selon le Pr Michel KAZATCHKINE, cette initiative, qui consiste à rapprocher les services de dépistage volontaire du VIH au plus près de la population, est considérée comme une expérience particulièrement intéressante. Le dépistage mobile est remarquable puisqu'il permet d'accroître une échelle considérable de dépistage au Congo, où plus de 80% des personnes n'ont pas encore fait de test.

Au total 191 étudiants 134 hommes et 57 femmes ont fait la démarche du dépistage. Aucun cas n’a été déclaré séropositif.

« Mon collègue et moi savions que le véhicule allait venir à Bayardelle, et nous sommes venus comme volontaires », confie Judith, l'une des rares filles dans les rangs de ceux qui allaient passer le test.

«Nous sommes déjà à plus de 150 cas, mais la foule est toujours là», fait constater le Dr Ginette Galiba, Médecin Chef, spécialiste en counselling devant des foules immenses aligner pour se faire dépister.

Cette unité mobile de dépistage a poussé des populations de Brazzaville à connaître leur statut sérologique. Le véhicule est souvent pris d'assaut par de simples curieux ou des personnes engagées, dans des lieux publics comme les marchés et les grands carrefours de la ville. "Certaines églises et sociétés de la place nous font aussi venir", affirme le Dr William Hervé Poaty, Responsable de l'unité mobile de dépistage, un véhicule acquis en décembre 2009 par le Conseil national de lutte contre le SIDA (CNLS) au Congo.

L’initiative de l’UMODEV salué par le Fonds mondial : Engouement des étudiants au dépistage du VIH/SIDA
Au Congo, à peine 10 pour cent de personnes connaissent leur sérologie. Le CNLS veut hausser ce taux à 50 pour cent d'ici à 2013. "C'est pourquoi nous avons adopté cette stratégie mobile, et qui fonctionne très bien", se réjouit Poaty.

Quelque 215.000 dollars ont été nécessaires pour acquérir ce véhicule équipé d'un fauteuil de prélèvement, d'une chaîne de froid, d'un laboratoire, d'un groupe électrogène. Et cet argent est le fruit d'un 'téléthon' organisé à Brazzaville en février 2009. De même, en envoyant un message sms libellé "SIDA" taxé à 200 francs CFA (0,4 dollar) à partir de leur téléphone portable, les populations ont aussi contribué à l'achat de ce véhicule.

A côté de cette unité mobile, il y a des centres fixes de dépistage, mais très peu fréquentés. Le pays compte deux centres de dépistage volontaire anonyme qui, de 2004 à 2009, ont pu enregistrer 40.085 personnes et dépister 4.323 séropositifs. Au Centre de traitement ambulatoire (CTA), le taux de dépistage est encore plus faible. "Nous recevons deux à quatre personnes par jour. Mais, nous faisons plus de la prise en charge que du dépistage", souligne Dr Merlin Diafouka, du CTA de Brazzaville.

«Tout n’est pas rose. Je crois que nous avons eu des conversations très franches sur les difficultés, les obstacles qu’il y a. Parmi ceux-ci, l’on peut citer, le fait que le dépistage n’atteint pas encore beaucoup de gens dans ce pays. Il y a des problèmes également sur l’acheminement des médicaments, problème de prévision et de prévisibilité de ce qu’on va faire à l’avenir et je pense que c’est à cause de ça que servent ces visites. Donc, à mi parcours je suis très heureux », a indiqué le Directeur Exécutif du Fonds Mondial de lutte contre le VIH/Sida, la Tuberculose et le Paludisme après la série des visites.

Lundi 15 Novembre 2010 - 17:13
Lyne Mikangou et Esmira Nganga