L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      

Recherche sur le Site

15/05/2012 10:40

Se faire circoncire ou pas: au Botswana, les hommes hésitent malgré le sida

Se faire circoncire ou pas, c'est une question qui tourmente de nombreux hommes au Botswana, où le gouvernement tente de les convaincre d'accepter cette opération recommandée pour lutter contre les ravages du sida. Le Botswana, pays peu peuplé de 2 millions d'habitants et relativement prospère, est comme toute l'Afrique australe particulièrement touché par la pandémie, avec un adulte séropositif sur quatre. Depuis trois ans, le gouvernement fait campagne pour la circoncision suivant les recommandations de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), dont les études montrent qu'elle n'immunise évidemment pas contre le virus, mais réduit de 60% les risques de transmission hétérosexuelle. L'opération est gratuite, des publicités s'affichent partout, et une vedette locale de variétés a même composé une chanson à la gloire de la circoncision







Lancement de la campagne "donnons 100 francs " contre le sida

A l'occasion de la journée mondiale de lutte contre le sida célébrée le 1er décembre de chaque année, l’Association Demain le Congo (ADC) en partenariat avec le Secrétariat Exécutif Permanent du Conseil National de Lutte contre le sida (SEP/CNLS) ont conjointement lancé, ce 1er décembre 2011 une campagne nationale de collecte des fonds destinés à la lutte contre le sida.



L’opération intitulée "ensemble donnons 100 FCFA contre le Sida" est une initiative de collecte de fonds qui se déroulera à travers tout le pays, pour la construction d’un centre des activités socioculturelles destinées aux jeunes.

La cérémonie de lancement s’est déroulée sur l’esplanade de la mairie centrale de Brazzaville, en présence de Claudia Lemboumba Sassou Nguesso, Chargée de la communication du Président de la République, marraine de ladite initiative, de Marie Francke Puruehnce, secrétaire exécutive du CNLS et coordonatrice adjointe du projet, de Hugues Ngoulélondélé, député maire de la ville de Brazzaville, de Fadhel Guizani, directeur général de la B.C.H (Banque Congolaise de l’habitat), et ainsi que bien d’autres partenaires pour ne pas tous les citer.

« Dans ce centre, les jeunes trouveront des distractions saines et dont ils ont besoin, les distractions qu’ils ne trouveront pas partout», a précisé Dr Marie Francke Puruehnce, en s’adressant aux jeunes venus pour la circonstance.

Toutefois, pour que ce centre de loisirs soit effectif et opérationnel, la secrétaire exécutive du CNLS a demandé aux jeunes et à toute personne de bonne volonté de donner une pièce de 100 francs Cfa. Car, avec ce minimum, «nous pouvons réduire à zéro le risque de contamination au Vih-sida et nous pouvons construire ce centre d’activités socioculturelles qui comprend une salle de jeux de 250 places, un cyber-café haut débit de 25 places, un foyer et une bibliothèque.»

"Nous appelons la population à contribuer à partir de 100 francs CFA, mais les gens sont libres de donner plus. L’argent sera rassemblé dans un compte ouvert dans une banque partenaire, afin de construire un centre socioculturel dédié aux activités des jeunes contre le VIH/sida", a indiqué, la secrétaire exécutive du CNLS, Marie-Francke Puruehnce

La campagne qui s’étendra sur l’ensemble du territoire national prendra fin le 31 Décembre 2011. Le coût de la construction de ce centre est estimé à 150 millions de francs Cfa. La collecte du jour a permis d'obtenir 6 265 650 FCFA, qui sont déposé à la BCH.

"Je pense que nous allons atteindre cet objectif, parce que j'ai confiance aux congolais. Je vois que les mentalités changent et chacun prend le problème du sida à bras le corps", a réagi Marie-Franck Puruehnce, en s’appuyant sur l’évolution à la baisse de cette maladie ces dernières années au Congo.

Samedi 3 Décembre 2011 - 18:27
Esmira Nganga