Entourée des Docteurs Franck MBOUSSOU et Edmond MALALOU, respectivement Conseiller Technique Principal et coordonnateur du CNLS, la Secrétaire Exécutive du CLNS a non seulement éclairer la lanterne des journalistes sur les repères de cette campagne mais aussi et surtout invité chaque congolais à prendre la mesure de la situation en s’impliquant résolument dans la lutte contre le VIH/SIDA.
«Chacun de nous doit être un leader dans la lutte contre le VIH/SIDA. Nous allons faire en sorte que la majorité de la population soit informé sur la question et, nous allons amener le service de dépistage vers les populations pour toucher le maximum de congolais. Le SIDA n’est pas une pathologie curable. C’est pour cela que nous avons obtenu du chef de l’Etat la gratuité de l’anti-rétroviraux et des examens biologique. Ce que nous souhaitons c’est que les personnes atteintes soient prises en charge à temps pour continuer de vivre harmonieusement», a dit Mme Puruhence.
Cette campagne nationale qui s’ouvre à l’occasion de la célébration de la 20ème journée mondiale de lutte contre le VIH/SIDA à pour objectif de réduire la vulnérabilité des populations congolaises au VIH en mettant un accent particulier sur la famille.
L’analyse des programmes de prévention au près des groupes les plus vulnérables a montré qu l’absence de discussions sur la question du VIH/SIDA, accentue la vulnérabilité des parents et des enfants. Les hommes profitent d’un environnement qui tolère, voire encourage leur multi partenariat, pour avoir des rapports sexuels extraconjugaux, le plus souvent non protégés exposant ainsi leurs épouses au VIH.
Il est également révélé que la proportion des femmes mariées qui, pour une raison ou une autre, sont amenées a avoir des relations sexuelles extraconjugales reste relativement importante. Aussi, la préparation des enfants à se protéger contre le VIH/SIDA est encore loin de figurer parmi les priorités d’éducation des enfants au sein des familles.
Eu égard à ce qui précède, le CNLS estime qu’il n’est pas excessif d’affirmer que les portes de la plupart des familles congolaises sont encore ouvertes à la pandémie du VIH/SIDA.
Ainsi, le CNLS entend au cours de cette campagne 2008, amener les familles à prendre conscience de la vulnérabilité de chacun de ses membres au VIH ; faciliter le dialogue entre les partenaires au sein des couples mariés en vue du partage de la responsabilité de protection contre le VIH ; encourager le dialogue parents-enfants sur la question du VIH ; plaider pour l’abondant des coutumes qui accentuent la vulnérabilité des familles au VIH ; promouvoir le dépistage volontaire en rapprochant le service des populations.
Pour que ces objectifs soient atteints, le CNLS a prévu une série d’activités ciblant les catégories sociales bien spécifiques afin de toucher le plus grand nombre des congolais. L’agenda inscrit entre autres, la rencontre citoyenne avec les professionnels du sexe sur le thème «Prostitution et perspective d’avenir» ; la campagne d’évangélisation portant sur le thème de la campagne anti-SIDA de cette année ; les conférences-débats sur le thème de cette campagne par les unités ministérielles de lutte contre le SIDA ; une rencontre citoyenne sur «Famille et VIH» et la présentation officielle de l’album «Tous contre le SIDA».
D’autres activités importantes telles la formation des médiateurs traditionnels dans l’éducation sur le VIH/SIDA au cours des mariages coutumiers ; des opérations de dépistage volontaire mobile dans les confessions religieuses ainsi que des descentes nocturnes, le 1er janvier à l’occasion de la fête de nouvel an, dans les boîtes de nuit et bars avec pour consigne «Que vaut la fête si l’on s’expose au VIH/SIDA» ; sont également programmés.
«Nous voulons sensibiliser les médiateurs traditionnels sur la relation coutumes et VIH/SIDA afin qu’ils attirent l’attention des mariés et de l’assistance sur la nécessité de vivre dans la fidélité et d’éduquer leurs enfants en tenant compte de la problématique du VIH/SIDA. Nous allons décider avec les médiateurs traditionnels d’organiser des séances foraines dans les quartiers pour amener chaque adulte à comprendre les conséquences de la pratique actuelle de la dote sur la vulnérabilité des populations au VIH/SID», a indiqué le Dr Mboussou