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15/05/2012 10:40

Se faire circoncire ou pas: au Botswana, les hommes hésitent malgré le sida

Se faire circoncire ou pas, c'est une question qui tourmente de nombreux hommes au Botswana, où le gouvernement tente de les convaincre d'accepter cette opération recommandée pour lutter contre les ravages du sida. Le Botswana, pays peu peuplé de 2 millions d'habitants et relativement prospère, est comme toute l'Afrique australe particulièrement touché par la pandémie, avec un adulte séropositif sur quatre. Depuis trois ans, le gouvernement fait campagne pour la circoncision suivant les recommandations de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), dont les études montrent qu'elle n'immunise évidemment pas contre le virus, mais réduit de 60% les risques de transmission hétérosexuelle. L'opération est gratuite, des publicités s'affichent partout, et une vedette locale de variétés a même composé une chanson à la gloire de la circoncision







Le Congo a participé à la conférence internationale sur le sida à Vienne

Le Docteur Marie-Francke Puruehnce, Secrétaire exécutive du Conseil National de Lutte contre le Sida (SEP/CNLS) a animé vendredi, au siège de l’institution, une conférence de presse pour faire le point de la participation de la république du Congo à la 18ème conférence internationale sur le sida (AIDS 2010), tenue a Vienne en Autriche, du 18 au 23 juillet.



Le Congo a participé à la conférence internationale sur le sida à Vienne
Dans ses propos liminaires, le Docteur Marie-Francke Puruehnce, chef de la délégation congolaise, a fait état de cette délégation qui était composé de cinq (5) membres notamment les docteurs Achille Lanzy, responsable de la réponse communautaire au SEP/CNLS; Marie-Yvonne Loumouamou Nkodia, biologiste au Laboratoire National de Santé Public, Céline Samba, Louaka pédiatre au Centre Hospitalier Universitaire de Brazzaville et Abdon Goudjo, Expert auprès du SEP/CNLS

Placée sous le thème «Rights Here, Right Now ! Des droits, ici et maintenant!» et organisée par l’International AIDS Society (IAS), la 18ème conférence internationale sur le sida (AIDS 2010), avait pour but de faire le point sur la situation du VIH/sida, d’évaluer les récents progrès de la science et les leçons à retenir, et de planifier collectivement la voie à suivre dans la lutte contre la pandémie.

La République du Congo, a dit Marie Francke Puruehnce, a participé aux différentes activités de cette conférence reconnue comme la plus grande rencontre mondiale consacrée à la lutte contre le VIH et le sida.

Près de 2000 participants notamment des chercheurs, représentants des gouvernements, des agents de santé, des militants, des chefs d’entreprises et des personnes vivant avec le VIH et le sida ont participé à cette grande rencontre scientifique qui se tient tous les deux ans. Quelques personnalités étaient également conviées dont Barack Obama, Président des Etats-Unis, Bill Clinton, ancien président des USA, , Michel kazatchkine, directeur exécutif du fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, Michel Sidibé, directeur de l’ONUSIDA, la chanteuse Annie Lennox, Ban Ki-Moon, Secrétaire général des Nations Unies etc.

Le Dr Marie Francke Puruehnce a salué les efforts de participation de la délégation aux différents travaux qui se sont tenus en langue anglaise. Un handicap qui n’a pas laissé les experts congolais en marge des leçons apprises. Parmi lesquelles, les questions des droits humains, indissociable des activités de lutte contre le VIH et le sida, surtout auprès des minorités sexuelles, les prisonniers, les consommateurs de drogues par voie injectable, les orphelins et les femmes en général, les traitements précoces de l’infection à VIH et des co infections sont plus bénéfiques.

En outre sur les plans sanitaires et économiques, plusieurs moyens de prévention ont prouvé leur efficacité dans la prévention du VH à côté des préservatifs tels que le gel vaginal microbicide à base d’un anti rétroviral qui peut réduire de moitié les risques d’infection, la circoncision masculine, ainsi que l’éradication de la transmission du VIH de la mère à l’enfant est possible si les directives en matière de PTME sont correctement appliquées.

La conférence de Vienne a été marquée par l’annonce officielle des résultats obtenus à partir d’une étude sur un gel vaginal microbicide à base d’un antirétroviral, le Ténofovir qui peut réduire de près de 54% les risques d’infection.

Elle s’est terminée en mettant clairement en évidence les progrès tangibles qui ont été réalisés dans le domaine de la recherche du VIH. Dorénavant, il s’agira d’augmenter impérativement les ressources, la protection des droits de l’homme et d’étendre les stratégies de préventions scientifiques pour la santé.

La prochaine conférence sur le sida se tiendra à Washington en juillet 2012.

Samedi 28 Août 2010 - 14:01
Esmira Nganga