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15/05/2012 10:40

Se faire circoncire ou pas: au Botswana, les hommes hésitent malgré le sida

Se faire circoncire ou pas, c'est une question qui tourmente de nombreux hommes au Botswana, où le gouvernement tente de les convaincre d'accepter cette opération recommandée pour lutter contre les ravages du sida. Le Botswana, pays peu peuplé de 2 millions d'habitants et relativement prospère, est comme toute l'Afrique australe particulièrement touché par la pandémie, avec un adulte séropositif sur quatre. Depuis trois ans, le gouvernement fait campagne pour la circoncision suivant les recommandations de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), dont les études montrent qu'elle n'immunise évidemment pas contre le virus, mais réduit de 60% les risques de transmission hétérosexuelle. L'opération est gratuite, des publicités s'affichent partout, et une vedette locale de variétés a même composé une chanson à la gloire de la circoncision







Le personnel du ministère de transport édifié sur le thème de la campagne nationale de la JMS

Grâce à l’appui du Secrétariat Exécutif Permanent du Conseil National de Lutte Contre le SIDA (SEP/CNLS), l’Unité de Lutte contre le SIDA (ULS)du ministère des transports de l’aviation civile et de la marine marchande, a profité des activités de la journée mondiale de lutte contre le sida (JMS), célébrée sous le thème « Naître et vivre sans le VIH/sida », pour sensibiliser les agents présents à Brazzaville ce mercredi 29 Décembre sur le thème retenu.



Le personnel du ministère de transport édifié sur le thème de la campagne nationale de la JMS
Cette journée de sensibilisation a été ouverte par une communication développée par M. Alexis BOYOKO, Assistant de la Réponse communautaire au SEP/CNLS sur les connaissances de base sur le VIH/SIDA; la prévention de la transmission d’une mère séropositive à son nourrisson; la prise en charge globale, l’importance du dépistage volontaire et la gestion du risque sexuel.

A cette occasion les agents du Ministère ont été édifiés sur les connaissances sur le VIH/SIDA, la gestion du risque, etc. Cette communication a été suivie des débats fructueux. L’orateur a montré au cours de son exposé l’impact du VIH et Sida sur le personnel et les effets induits par cette pandémie sur ce dernier.

Plusieurs questions ont suscitées des réponses, notamment : est ce qu’il y a des précautions à prendre si jamais les résultats du test se relèvent positifs ?, et si le CNLS est entrain d’envisager une loi sur le secret médicale? ,etc.

Le personnel du ministère de transport édifié sur le thème de la campagne nationale de la JMS
Le témoignage de madame Valérie Maba, présidente du Réseau National des Personnes Vivant avec le VIH (RENAPC) a été un des moments les plus poignants de la journée. Elle a déclaré publiquement son statut sérologique, et est à la première personne à se rendre au centre de prise en charge ainsi une référence de la lutte contre le VIH/sida au Congo.

Mère d’une fille née séronégative, madame Valérie Maba a déclaré ouvertement que « Mon mari également est séropositif, nous avons déjà eu à faire deux tests à notre enfant qui aujourd’hui à 10mois, et ce test a relevé négatif, seulement on évite qu’elle se blesse», a-t-elle expliqué.

Présentant son mari, monsieur Thierry Maba et leur enfant, sous les acclamations du public, elle a donné ainsi aux agents dudit ministère la preuve de ce que l’on peut être séropositif et continuer à vivre normalement, à la seule condition de continuer à se préserver et à éviter de contaminer les autres. De plus les personnes vivant avec le VIH ont les mêmes droits que tout le monde.

En rappel, Valérie et Thierry Maba est un couple, qui a tourné un film documentaire nommé « la vie positive », dans lequel ils dévoilent comment ils vivent quotidiennement avec le VIH/SIDA et bravent les barrières de la stigmatisation. Ce film d’information et d’éducation afin de battre en brèche les préjugés sur la pandémie, fait renaître l’espoir aux PVVIH.

Les organisateurs n’ont pas manqué de féliciter cette initiative à l’endroit de leurs agents et promis de mettre en pratique les conseils mis à leur disposition.

Jeudi 30 Décembre 2010 - 15:50
Esmira Nganga