Organisés par l'UNICEF en partenariat avec le programme national de lutte contre le sida et le Secrétariat exécutif Permanent du conseil national de lutte contre le sida. Cet atelier a connu la participation des différents acteurs de terrain et des ministères et a eu pour objectif général d’identifier et d’analyser les différents goulots d’étranglement de la PTME y compris l’accès à l’utilisation et la qualité de la consultation prénatal national au Congo.
Placée sous le patronage du Directeur de cabinet du ministre de la santé et de la population, M. Allexandre Alloumba. Au cours de cette cérémonie deux allocutions ont été prononcées. La première, celle de Madame la représentante de l’Unicef au Congo qui a mis l’accent sur le lourd fardeau que fait peser quotidiennement le VIH sur les enfants, ce qui a conduit la communauté internationale de lancer en avril 2009 à Dakar la consultation régionale sur l’élimination de la Transmission mère enfant en Afrique.
La deuxième, celle du directeur de cabinet qui a expliqué les atouts existants en vue de l’élimination de la TME . Les travaux se sont déroulés en trois sessions : la première session a portée sur la présentation liminaires PTME au Congo, ou en sommes ? Un exposé faite par le docteur ONGOUNO MOKE Jean, chef du projet PTME au Congo ; le Congo vers l’élimination de la TME d’ici à 2015 : opportunités et implication la PTME de la région de l’Afrique de l’ouest et du centre, par le Docteur MACOURA, conseillère PTME au bureau régional Unicef à Dakar ; et le processus d’élaboration des plans d’élimination suivant les quatre piliers de la PTME, par le Docteur SIBAILLY, Consultant international.
De plus la deuxième session a portée les travaux de groupes, six traceurs ont permis aux participants d’analyser les goulots d’étranglement ; à savoir : Traceur 1 : la promotion des condoms ; Traceur 2 : la planification familiale chez les femmes séropositives ; Traceur 3 : la consultation prénatale ; Traceur 4 : traitement aux ARV chez les enfants infectées ; Traceur 5 : traitement aux ARV pour les femmes enceintes VIH+ pour leur propre santé.
Enfin, la troisième session consistait au plénières. A l’issue de l’analyse, les goulots suivants ont été identifiés, à savoir :Beaucoup de structures ont des difficultés dans la gestion des médicaments et réactifs, y compris la disponibilité des préservatifs ; Peu d’agents de santé sont formés en matière de dépistage, de prise en charge, de planification familiale et de promotion de services ; le nombre de femmes qui accèdent à la PTME est encore très faible ; Un grand nombre de femmes et d’enfants n’a pas accès au dépistage, au diagnostic précoce, au CD4 et aux ARV ; très peu de personnes ayant fréquenté les centres n’ont pas pu bénéficier d’un service de qualité ; la faible implication de la communauté pour garantir l’équité et la continuité dans l’offre de service de santé ; Faible intégration du paquet de services de la PTME dans les formations sanitaires ; forte disparité géographique dans les distributions des site ; Le programme du marketing social du préservatif ne couvre pas encore tout le territoire national ; faiblesse dans la coordination de tous les acteurs impliqués dans la mise en œuvre de la PTME.
Au regard de cette analyse, les recommandations suivantes ont été retenues : intégrer de toutes les composantes de la PTME dans les services sui font la consultation prénatale( CPN), rendre accessible les CD4 et le traitement ARV à toutes les femmes enceintes dépistées positives , aussi bien dans le cadre de la prophylaxie que du traitement pour leur propre santé, améliorer le système de gestion des intrants, renforcer les capacités de ressources humaines , renforcer la composante communautaire pour régler le problème d’étique dans l’offre de service.