Venus de tous les départements du pays, ce séminaire a réuni, autour des conservateurs des parcs et réserves et leur homologue; les agents chargés de la sensibilisation des parcs et réserves; les représentants de l’administration forestière; les facilitateurs; le représentant de la société civile; le représentant des collectivités locales.
Cet atelier visait trois objectifs : susciter l'engagement des participants dans la lutte contre le VIH et le sida ; intégrer le VIH et le sida dans les programmes d'activités respectifs; et former les conservateurs des parcs et réserves dans la planification et la mise en œuvre des activités.
Les débats ont porté principalement sur une série de communications notamment: la réponse nationale de lutte contre le sida ; le secteur forêt et son apport au développement national ; le sous secteur des aires et les perspectives de son développement ; le secteur forêt et la lutte contre le sida ; l’intégration du VIH et le sida dans les programmes d’activités des parcs et réserves ou Mainstreaming.
Expliquant l’approche du processus d’intégration du VIH et le sida dans les programmes d’activités des parcs et réserves, M. Charles Roger Diankembo, assistant à la réponse sectorielle au CNLS a d’abord défini le mainstreaming VIH et sida et a insisté sur les deux domaines à savoir le mainstreaming interne qui a pour objectif de réduire la vulnérabilité du personnel à travers les activités de prévention et prise en charge du VIH et sida, et le mainstreaming externe qui vise la réduction de vulnérabilité auprès des populations riveraines et autres personnes externes. »
« Quelle relation avec le VIH et le sida et la foret ?». C'est à cette question que M. Alain Marius Ngoya Kessy, Directeur de la Valorisation de l’Economie Forestière a essayé d'apporter une réponse en précisant lors de son exposé que « le VIH et sida touchent à la santé des ressources humaines. Sans ressources humaines en bonne santé, on ne peut pas produire ni vendre. Le département a déjà perdu beaucoup de cadres et agents victimes du sida. La transmission du savoir faire et du savoir être n’est plus fluide. Notre développement est menacé ».
Le secteur forêt est compté parmi les plus vulnérables, au même titre que les forces armées, l’éducation nationale et autres. C'est à ce titre que les responsables des aires protégées s'impliquent dans la surveillance du VIH et Sida et autres infections dans les départements afin de contribuer à la réduction de la séroprévalence par la sensibilisation des travailleurs de l’administration, des entreprises forestières et de leur ayant droit et d’atteindre l’objectif prévue dans le cadre stratégique (CSN) 2009 -2013, entre autres de la réduction de 50% la proportion d’adultes de 15-49 ans qui ont des pratiques sexuelles à haut risque.
Au terme des travaux, les participants à l'atelier ont formulé trois recommandations allant dans le sens de la mise en place d’un groupe de réflexion composé de dix agents, chargé d’élaborer une stratégie et un plan d’actions sectoriels de lutte contre le VIH et le sida, de la contribution du fonds de développement communautaire au financement des activités de lutte contre le VIH et le sida et enfin la réalisation d’une étude par pays dans les sociétés forestières concernant la lutte contre cette pandémie.
Par ailleurs, les participants ont adopté un plaidoyer en faveur de la lutte contre le VIH/SIDA dans le sous-secteur des aires protégées et formulé une motion de félicitation et d’encouragement à l’ULS.
Dans son allocution de clôture, Mme Antoinette Nkabi, conseiller à la faune et aux aires protégées remplaçant le directeur de cabinet du ministre, a félicité les participants pour la qualité du travail abattu et souhaité un bon retour a tous les délégués avant de déclarer clos les travaux du séminaire.
«Je vous exhorte tous à contribuer à l’élaboration de la stratégie sectorielle de lutte contre le VIH et le sida, laquelle déclinera les actions à mettre en œuvre, afin d’atteindre les objectifs fixés par la réponse nationale.» a-t-elle ajouté.
Les participants se sont accordés aussi à la fois sur d’autres axes stratégiques afin d’appliquer ce qu’ils ont appris par exemple ; le renforcement des services de prévention de l’infection au VIH et le sida et IST dans les sous-secteurs forestiers, le renforcement des services de prise en charge médicale et psychosociale des personnes vivant avec le VIH, la contribution du secteur forestier à la réduction de l’impact du sida et promotion des droits humains , le Suivi et évaluation du programme VIH et sida, ainsi que le partenariat et la bonne gouvernance.