Cette visite qui s’est effectué dans le cadre de la mission de supervision du projet de lutte contre le sida (PLVSS) que finance la Banque Mondiale, visait à faire le point sur l’état d’avancement dudit projet depuis la mise en vigueur de l’accord de financement additionnel, en janvier 2010. Ainsi, les forces, les faiblesses et les contraintes liées à la mise en œuvre du projet et les solutions à envisager pour améliorer les résultats ont été passées.
Au cours de cette visite, Mme la Représentante Résidente a rencontré les responsables des structures qui bénéficient du financement de la Banque Mondiale, notamment les services de prise en charge à l’hôpital régional des armées et l’hôpital Adolphe Sicé, les responsables de l’association "Jeune exprime toi contre le sida" et la mutuelle de Mpaka, un groupement féminin où elle a suivi des séances de communication sociale sur le VIH et le sida.
Plusieurs thématiques ont été développées à cette occasion. Il s’agit notamment des connaissances de base sur le VIH et le sida, de l’importance du dépistage volontaire et de la négociation du préservatif.
Mme la Représentante a exprimé sa joie en ces termes : « Je suis très heureuse d’avoir passé ce moment avec vous, parce que le VIH, c’est une maladie sérieuse, je suis contente que vous preniez le temps de venir écouter ces communicateurs. C’est important d’en parler également en famille, à vos voisines, voisins etc. Le savoir c’est important seulement si l’on le pratique, donc je vous demande de bien écouter les conseils, de poser des questions, de demander les clarifications et d’appliquer cela dans vos vies de tous les jours.»
S’adressant à la mutuelle de Mpaka, Mme Sylvie Dossou Kouamé s’est dit être réconfortée de voir autant de femmes à sa rencontre, « car le VIH c’est aussi plus de femmes qui sont infectées et il est très difficile pour elles de convaincre parfois les hommes à utiliser les préservatifs, d’être fidèle, ce n’est pas une chose aisé.»
Elle a également encouragé ces différentes femmes à continuer à jouer leur grand rôle en tant que mère de famille et épouse pour faire en sorte que le VIH s’arrête au Congo et n’entre pas dans les foyers.
La Représentant s’est rendue aux sièges des professionnelles du sexe réunis en association appelé « association cœur océan (ACO)» et de l’association femme 2 qui regroupe les gays
C’est à l’hôpital d’Adolphe Sicé, au service de pédiatrie, qu’elle a été informée, qu’en débit des diverses formations au personnel de santé, de la présence seulement d’un médecin prescripteur pour la prise en charge de plus de 100 personnes.
Cette situation, selon le Dr Ketta Ongagna, pédiatre et responsable point focal VIH à la direction départementale santé et médecin prescripteur à Pointe Noire, serait liée au manque de médecins prescripteurs au niveau du département de Pointe-Noire. Ceux qui ont été formés ne veulent pas s’impliquer dans la prise en charge des personnes vivant avec le VIH (PVVIH) faute de prime de motivation, alors que la tâche et énorme et demande beaucoup de temps pour un bon suivi des malades.
Condamnant cette attitude des médecins prescripteurs, Mme la représentante a rappelé que le sida et les autres maladies n’avaient pas de différence et que le sida est une maladie comme tous les autres. « Même dans les classes, c’est dommage de ne se limiter exclusivement que sur le VIH et le sida, c’est vrai que c’est très important, mais pas pour nier l’importance de la thématique dans les écoles de l’approche retenue (que les professeurs parlent également sur d’autres maladies et infections en dehors du VIH), mais je pense que cela peut également profiter à la population si l’on élargissait le thème un peu plus », a-t-elle ajouté.
Cette délégation était composée de M. Mahammat Louani et Mme Maoungou clémentine, respectivement Responsable du projet VIH/SIDA à la Banque Mondiale et responsable de la communication auprès de la Banque Mondiale.