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18/01/2012 15:27

Los Angeles impose le préservatif sur les tournages de films pornos

La ville de Los Angeles a adopté mardi un texte imposant le port obligatoire du préservatif sur les tournages de films pornographiques. Elle devient ainsi la première ville américaine à légiférer sur le sujet. Le texte a été voté par 11 voix contre une, et doit faire l'objet, dans les prochains jours, d'une second vote à la majorité simple - qui semble acquis - pour être définitivement adopté. La ville a ainsi pris les devants, après que l'association AIDS Healthcare Foundation (AHF) eut annoncé en fin d'année dernière avoir réuni les signatures nécessaires pour soumettre à référendum, en juin prochain, un texte imposant le port du préservatif dans l'industrie pornographique. L'organisation d'un tel referendum aurait coûté à ses organisateurs quelque 4 millions de dollars.








Valérie et Thierry, figures de proue de lutte contre le Sida

Deux séropositifs se marient pour se départir de la stigmatisation

Même infecté par le virus du Sida on peut vivre comme tout le monde. Un couple séropositif congolais vient d’en administrer la preuve en se mariant à ciel ouvert. But : dédramatiser la perception du séropositif et décourager les regards répugnants.



Valérie et Thierry, figures de proue de lutte contre le Sida
Les séropositifs congolais ont de l’espoir à vendre. Ces derniers temps, ils s’arment de courage pour sortir de l’anonymat. Pour preuve, deux d’entre eux : Valérie Mouellet et Thierry Maba, la trentaine révolue, ont relevé ce défi. Ils se sont mariés pour montrer que même infecté par le VIH/ SIDA,on peut «vivre en couple, positivement et heureux ».

Séropositifs, depuis plus de dix ans et sous traitement antiretroviral, c’est le premier couple qui, s’est marié officiellement et religieusement devant la presse nationale et internationale, le 2 juillet dernier, à Brazzaville.

Ce, après une relation qui a duré une année. Les deux jeunes s’étaient rencontrés au cours d’une séance de restitution de « l’enquête sur l’impact psychosocial du Sida sur la vie des personnes vivant avec le VIH ». Enquête réalisée par le CREDES et financée par la Banque Mondiale. « Le mariage est pour moi un grand bonheur. Il véhicule un message d’espoir. Même si on est séropositif, on peut continuer à avoir des projets et vivre comme tout le monde », confie la jeune femme, qui est aussi présidente de l’Association des jeunes positifs du Congo (AJPC) dans laquelle milite son époux. Ce dernier affiche, d’ailleurs, le même enthousiasme. «Il me manquait une femme. Après une correspondance par e-mail avec Valérie, j’ai dû quitter Pointe-Noire où je vivais pour la rejoindre à Brazzaville, afin de renforcer notre relation, jusqu’au mariage».

Une maladie comme toute autre

Cette union bénie par le père Bernard Diafouka, de l’église orthodoxe et secrétaire exécutif des confessions religieuses de lutte contre le Sida au Congo (COREC-Sida) n’a pas laissé ce prêtre indifférent. «Nous n’avons ni honte ni gêne à pouvoir bénir ce genre de couple », déclarait- il, «Le Vih n’est pas une punition de Dieu, mais une pandémie comme tout autre. Et nous avons le devoir de prouver notre amour et notre soutien aux personnes vivant avec le VIH», ajoutait-il.
L’officier d’Etat civil, Albert Leyono, maire du 6è arrondissement, qui a loué le courage des jeunes mariés,
s’est réjouit à sa manière. ‘’Votre courage sert d’exemple aux Congolais. Les générations futures se serviront de votre histoire. Je vous félicite car nombreux sont ceux-là qui vivent encore en cachette. Le Sida n’est pas une fatalité. Prenez soin de votre alimentation. Il y a bien, au contraire, le paludisme et la tuberculose qui tuent tous les jours, mais on en parle peu », a t-il lancé. ‘’Nous souhaitons compréhension aux mariés, et qu’ils intensifient la vulgarisation de leur message à travers la République pour que le Sida cesse d’être une maladie monstre’’, a ajouté Leyono. Or, au Congo, force est de constater que de nombreuses personnes vivant avec le VIH/SIDA croulent sous le poids de la stigmatisation et de la discrimination. Tout cela est provoqué par toutes sortes de facteurs, notamment la mauvaise compréhension de la maladie, les mythes concernant la transmission du VIH, les préjugés, l’insuffisance des traitements, la manière irresponsable dont les médias parlent de la pandémie. En plus, le fait que le Sida soit incurable, les peurs liées à la maladie, ainsi que celles qui concernent la mort n’incitent pas au dépistage, mais sapent, au contraire, les efforts de prévention. Car les individus ont peur de découvrir s’ils sont ou non infectés, par crainte des réactions des autres.
Pour le Secrétariat exécutif du Conseil national de lutte contre le Sida (CNLS), qui a encouragé et soutenu ce mariage, aux côtés de la Fondation Congo Assistance et de l’ONUSIDA, cet acte constitue un moyen efficace pour « amener chacun à se départir de la stigmatisation et de la discrimination qui constituent encore des entraves à l’épanouissement des personnes vivant avec le Vih. Car, cela jette le discrédit sur eux, engendrant honte et insécurité », explique le Dr. Marie- Francke Puruehnce, Secrétaire exécutive du CNLS. ‘’Malheureusement, la persistance, dans certains milieux, de la stigmatisation et de la discrimination liées à l’infection à VIH remet en cause la bataille multiforme engagée contre ce mal’’, constate Puruehnce, témoin du couple Maba. Ce mariage s’est déroulé devant les membres du gouvernement congolais, les représentants des institutions nationales et internationales, des amis et parents. ‘’Ce mariage est aussi un message aux personnes qui vivent dans l’anonymat de pouvoir en sortir car ils sont rapidement pris en charge et peuvent vivre longtemps », ajoute Puruehnce.

Mardi 31 Juillet 2007 - 14:18
Jean-Claude Nkou