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15/05/2012 10:40

Se faire circoncire ou pas: au Botswana, les hommes hésitent malgré le sida

Se faire circoncire ou pas, c'est une question qui tourmente de nombreux hommes au Botswana, où le gouvernement tente de les convaincre d'accepter cette opération recommandée pour lutter contre les ravages du sida. Le Botswana, pays peu peuplé de 2 millions d'habitants et relativement prospère, est comme toute l'Afrique australe particulièrement touché par la pandémie, avec un adulte séropositif sur quatre. Depuis trois ans, le gouvernement fait campagne pour la circoncision suivant les recommandations de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), dont les études montrent qu'elle n'immunise évidemment pas contre le virus, mais réduit de 60% les risques de transmission hétérosexuelle. L'opération est gratuite, des publicités s'affichent partout, et une vedette locale de variétés a même composé une chanson à la gloire de la circoncision







Visite à la COMEG et dans les hôpitaux

Dans le cadre de l’exécution de son programme de travail, le Secrétariat Exécutif Permanent du Conseil National de Lutte contre le Sida (SEP/CNLS) a effectué une mission de supervision axée sur la gestion des médicaments dans les structures en charge d’approvisionnement, du stockage et de la distribution des antirétroviraux (ARV) et des réactifs, au niveau national et des structures de prise en charge.



Visite à la COMEG et dans les hôpitaux
Conduite par le Dr Jean-Pierre Okandzé-Elenga, Coordonnateur adjoint du SEP/CNLS, cette mission s’est déroulée du 07 au 08 juillet derniers à Brazzaville et à Kinkala dans le département du Pool afin de s’enquérir de la disponibilité des médicaments, de leur gestion et de leur distribution.

À la Congolaise des Médicaments Essentiels Génériques (COMEG), tout comme à l'hôpital de base de Talangaï et à l’hôpital de base de Kinkala, le constat est le même : la disponibilité des antirétroviraux et le manque des réactifs d’hématologie et de biochimie.

«Aujourd’hui, nous avons toutes les molécules pour les différents protocoles thérapeutiques en matière d’Antirétroviraux au Congo; quitte aux prescripteurs de passer les commandes rationnellement et d’obtenir les médicaments conformément aux bons de commandes », a rassuré Mossimbi.

Nonobstant des difficultés liées au changement de l’équipe dirigeante survenu au début de cette année et ayant occasionné des baisses ainsi que des ruptures de stocks de certaines molécules combinés, le Directeur par intérim de la COMEG a souligné qu’en matière d’ARVs, la COMEG a déjà assuré la sécurité afin qu’il n’y ait plus dans l’avenir des problèmes de ruptures de stocks momentanés.

«Les problèmes ont existé, il y a eu bouleversements, mais nous essayons de mettre tout en place. Nous sommes une nouvelle direction qui a commencé ses activités en mars et les choses se mettent en place », a reconnu M. Mossimbi.

A l’hôpital de base de Talangaï, où s’est poursuivie cette mission de supervision du SEP/CNLS, son directeur, M. Jean Louis Lengouango, a fait savoir qu’au niveau de cette formation sanitaire, il n’y a pas de rupture des ARV et des réactifs pour le traitement des PVVIH. « A l’hôpital de base de Talangaï, nous n’avons pas de ruptures comme cela se dit dans la ville, parce que nous avons eu un important stock d’ARV l’an dernier et c’est avec ce stock que nous sommes en train de travailler… Les malades sont exigeants, il faut les comprendre, mais nous assurons une gestion rationnelle afin que tous puissent recevoir les médicaments nécessaires », a-t-il rassuré.

Sa structure reçoit beaucoup de malades qui viennent des autres centres de prise en charge des PVVIH. Cela se justifie, a expliqué M. Lengouango, du fait que l’hôpital de base de Talangaï dispose déjà d’un Centre de Traitement Ambulatoire (CTA), spécialisé dans la prise en charge des PVVIH.

A l’hôpital de base de Kinkala, il été constaté un bon déroulement des opérations de dépistage et de prise en charge des PVVIH. Les rayons de la pharmacie de ce centre de santé sont remplis d’ARV. Pour le Dr Patrick Bassoumba, médecin prescripteur d’ARV à l’hôpital de base de Kinkala, la prise en charge se fait sans heurts. «Nous avons des stocks d’ARV dans la pharmacie. Nous n’avons pas connu de rupture parce que nous planifions bien les stocks. Nous maîtrisons la file active que nous avons et c’est en fonction de celle-ci que nous faisons les commandes d’ARV. Il y a d’ailleurs une sensibilisation des populations pour le dépistage et la prise en charge des malades », a expliqué M. Patrice Bassoumba.

Visite à la COMEG et dans les hôpitaux
«Les malades reçoivent leur traitement sans problème. Il n’y a pas de rupture de stocks de médicaments », a témoigné le responsable de l’Association des PVVIH à Kinkala, Yvon Tsoba, demandant aux perdus de vue de venir prendre les médicaments à l’hôpital.

Satisfait de la visite, le Coordonateur adjoint du SEP/CNLS, le Dr. Jean Pierre Okandzé Elenga a rappelé que «l'achat des médicaments ARV est financé à 95% par le gouvernement de la république et le budget y afférent est géré au Ministère en charge de la santé et non pas au SEP/CNLS, les 5% restant sont financés par le Fonds mondial de lutte contre le sida ».

«Nous avons un financement du Fonds Mondial où nous avons une ligne d’achats de médicaments ARV. Malheureusement, les conditions de gestion des stocks au niveau périphérique ne permettent pas toujours la régularité avec le Fonds pour décaisser les fonds », a-t-il regretté à l’issue de cette mission.

Enfin, le Coordonateur adjoint du SEP/CNLS a encouragé l’équipe de la COMEG à poursuivre son effort dans l’approvisionnement en produits médicaux en particulier les réactifs de dépistage et de suivi biologique des patients.

Mardi 12 Juillet 2011 - 18:22
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